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Il y a un an exactement, Frédéric Viale d’attac France, spécialisé sur l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services), venait faire une conférence à Lausanne. Cette conférence avait pour but d’introduire la campagne hors-AGCS en Suisse.
Après des mois d’efforts et de travail collectif, soutenu-e-s par quasiment toutes les sections locales d’attac, après avoir sillonné le pays, multipliant conférences et débats publics, après avoir contacté toutes les communes suisses afin de les sensibiliser à cette problématique, nous avons obtenu un résultat pour le moins inespéré : Bâle et Zürich ont toutes deux voté des motions se déclarant zones hors-AGCS.
Cette déclaration très symbolique, émanant notamment de la place financière suisse-allemande, montre bien les doutes et les craintes que suscite l’accord de l’OMC. Les communes suisses, plus d’une septantaine jusqu’à maintenant, se sont montrées inquiètes face aux risques de perte de souveraineté ou de libéralisation des services publics, malgré les tentatives du SECO de les rassurer. Livrer progressivement tous les secteurs des services, y compris des services publics, à la concurrence ne semble pas susciter l’enthousiasme de tout le monde. Et pour cause ! Nous savons très bien que les engagements pris maintenant par M. Luzius Wasescha, négociateur en chef à l’OMC, seront suivis par bien d’autres et que, à terme, nous devrons faire des concessions dans des secteurs-clé des services et surtout des services publics.
Si s’imaginer un panneau hors-AGCS affiché sous celui de la Bahnhofstrasse n’est pas sans nous procurer une certaine jubilation, il ne faut pas non plus considérer la partie comme définitivement gagnée. En effet, les attaques les plus fortes en matière de privatisations des services publics ne viennent pas de l’OMC mais des politiques nationales et cantonales. Les habitant-e-s du bord de la Limmat en savent quelque chose( !), leurs hôpitaux et leur système de sécurité sociale sont en cours de libéralisation et de privatisation, et cela sous l’impulsion de leurs gouvernements cantonal et communal. C’est pour cette raison que, tout en continuant notre campagne sur l’AGCS (d’ailleurs, une action pour "accompagner" Monsieur Wasescha à Hong-Kong est prévue en décembre), nous allons recentrer nos activités de défense des services publics sur un plan plus local l’an prochain, afin de dénoncer les politiques de privatisations et de libéralisations venant de ces mêmes communes déclarées hors-AGCS !
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